La musique au Sénégal et le digital
- Thierno khayar kane
- 21 mai 2019
- 2 min de lecture
S'agissant de l'industrie de la musique au Sénégal, ce qu'il faut comprendre c'est qu'il y a une disruption que l’industrie de la musique n’a pas prise en compte. C'est au niveau du modèle économique et le transfert de valeur.
Je ne comprends toujours pas le fait que nos artistes ne comprennent pas que le modèle économique a changé😉. Quand j’entends certain parler de CD ou musique sur clé😅😂Ce changement ne s’est pas installé sans répercussions.
Il y’a un transfert de valeur (value gap) à corriger.QU’EST-CE QUE LE VALUE GAP ? Le transfert de valeur, c’est le décalage croissant entre la valeur que certaines plateformes numériques, en particulier les services de partage de contenus, tels que YouTube, tirent de la musique et les revenus reversés à la communauté musicale – ceux qui créent et investissent dans la musique.
Un exemple : YouTube où tu peux mettre ta musique et que tu n’auras presque pas de retour sur investissement (cf le contexte sénégalais). Suivant les sources d’IFPI (International Federation of the phonographic Industry) le revenu annuel estimé par utilisateur sur YouTube est égale à 1 Dollar (wow😟) alors que chez d’autres plateformes comme spotify, le revenu annuel estimé par utilisateur est égale à 20 dollar😋.
C’est cela qu’il faut corriger !Corriger ce transfert de valeur nécessite l’intervention de l’Etat d’où l’importance de mettre en place des politiques publiques efficaces et un cadre légal puissant. La solution est d'une part juridique mais, il faut que nos Etats s’organise en cercle concentrique sous régional en attendant une union pour corriger ce transfert de valeur.
Nos Etats seul sont impuissants devant les GAFA ou GAA whatever .La solution est aussi législative comme le suggère France Moore CIO de IFPI : « le monde de la musique est aujourd’hui à la recherche d’une solution législative pour garantir les règles du jeu juste à tous les ayants droits et aux services numériques. »
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